Faculté de Sciences Ecclésiales

Mot du Doyen

 

      Nous sommes en Faculté des Sciences Ecclésiales. Le terme "Ecclésial" place bien nos étudiants, tant les séminaristes, que les laïcs, dans cette dynamique du service ecclésial. D'un côté, les séminaristes suivent la théologie pour servir l'Eglise et d'un autre, les laïcs suivent des cours plus adaptés en théologie pratique, qu'elle soit au service de la pastorale, de la catéchèse ou de l'enseignement social de l'Eglise. D'autres enfin, se contentent d'une culture religieuse générale nécessaire dans le domaine des connaissances.

    Cet aspect nous situe bien dans un "nous" ecclésial. Nos étudiants sont déjà, pour certains, et seront, pour d'autres, au service de la foi, de sa transmission au niveau pastoral, catéchétique ou au niveau de l'enseignement social de l'Eglise. Ce que nous cherchons c'est d'être les plus proches de l'actualité de la foi vécue et de la dynamique de sa transmission.

      D'où l'importance des stages pratiques et des mémoires qui se préparent dans ce sens-là. Loin de l'unique enthousiasme spirituel piétiste, les laïcs qui se sont engagés avec nous veulent acquérir des compétences afin de mieux être au service de l'Eglise diocésaine locale. Ils peuvent y arriver si on leur donne les moyens d'une bonne culture générale  et en forgeant des outils pour la catéchèse selon les normes de la Commission épiscopale pour la catéchèse. 

   Si la théologie nous aide à forger l'acte catéchétique par excellence, en élevant une voie commune avec l'apôtre : "Malheur à moi si je ne prêche pas"; elle veut former également ceux qui répondent à l'appel du Seigneur : "Viens, suis-moi", et se mettent à la disponibilité ecclésiale du diocèse de Beyrouth.

      Nous sommes une Faculté de "sciences ecclésiales". Certains laïcs m'ont fait la remarque suivante : nous avons découvert en trois ans que "croire" c'est intelligent ! Croire est bien plus qu'un simple piétisme, un coup de cœur. C'est une prise de position rigoureuse face au profond mystère qui anime notre vie. Cette fonction nous oblige à dialoguer avec les cultures, les religions et les différentes disciplines scientifiques. Aucun des laïcs ici présents ne soupçonnait, quand il s'est engagé il y a trois ans dans la Faculté la profondeur du patrimoine et le vaste champs des connaissances dans les domaines de l'Écriture Sainte, de la théologie, de la liturgie, de l'histoire, de l'éthique ou de la morale, et j'en passe… enfin tout ce qui fait la richesse insondable de l'histoire et des multiples dons de l'Esprit-Saint à travers les siècles. Certes le XXIe siècle nous présente aussi des défis nouveaux qui partent sur les conséquences de la révolution technologique et  de la globalisation. Sommes-nous prêts à les affronter comme nos pères avaient affronté les querelles christologiques, la vacance du siège d'Antioche, et d'autres questions de l'actualité culturelles et religieuses.

       Enfin, le troisième terme "faculté" et la place de cette Faculté au sein de la famille de  l'Université La Sagesse. Nous sommes dans les locaux de cette université et nous profitons de toutes les possibilités qui sont mises à notre disposition que sont la bibliothèque, ou les salles des cours ou d'examens, les laboratoires de langues… L'exigence de compétence universitaire pour les enseignants et pour les étudiants assure à notre formation un certain niveau académique et universitaire de compétences pour les futurs prêtres et les responsables de l'enseignement religieux ou l'animation des services dans l'Eglise locale.