Administration

L’université vise, entre autres, à changer la réalité sociale des jeunes et des familles, voire de tous les citoyens, à travers l’éducation, par l’enseignement et l’orientation. C’est un défi qui fut et restera le plus grand de tous les temps. Or les jeunes ont besoin de grandes attentions, sans barrer la voie à leurs rêves et visions, et sans les empêcher de s’affirmer à chaque étape de leur vie. Nous disons cela tout convaincus que le refus est un fait de jeunesse, et que chaque âge a ses critères d’amour, de justice, de paix et de bien commun; mais nous sommes aussi conscients que ces critères ne sont pas dépourvus d’un dynamisme nécessaire au progrès, et qu’ils ne s’écartent pas des vertus et valeurs consacrées à travers les temps, si on en fait bonne lecture à la lumière du mouvement social qui constitue pour les jeunes un stock d’énergie, source de bien ou de mal, variant selon les situations.

Là, on devrait s’arrêter devant la difficulté de la tâche éducative, dans un temps où le mal incarné dans la guerre, les hostilités, la pauvreté, l’injustice et la corruption sociale, est devenu un compagnon de vie et un fait audio-visuel dans notre comportement quotidien. Pour cela, il est devenu impératif que l’éducation ait un rôle vigilant, persévérant et efficace dans sa recherche d’un nouveau monde dont les institutions doivent œuvrer à mettre en relief la valeur de l’homme et sa dignité. Ainsi l’homme s’engage-t-il à ne pas  sous-estimer sa valeur et sa dignité et à empêcher qu’on les sous-estime.

Ainsi, chacun de nous portera, consciemment ou inconsciemment, le flambeau de la grandeur et deviendra un support à la renaissance éducative. Et quand on le fait sans artifice, l’aspiration au meilleur aura atteint le fond de notre être; on servirait toujours, consciemment ou inconsciemment, le bien commun  lequel permet à l’homme d’éprouver son humanisme au quotidien, et de se rendre compte que son présent est meilleur que son passé, que son avenir serait meilleur que son présent; cette prise de conscience n’est qu’une affirmation de la capacité de changement que porte l’homme au fond de lui-même.